
Pardon.
Il arrive des moments dans la vie où l’on se regarde en se demandant où est passée cette petite fille pleine d’espoir que nous étions un jour. Serait-elle fière de nous aujourd’hui ?
Dans ces contraintes, ces impératifs, et ce sentiment constant de ne jamais en faire assez, une envie coupable nous susurre parfois l’idée de tout lâcher, loin de ce que les autres attendent de nous…

Transparente.
Vous avez sans doute appris à vous taire.
Que ce que vous disiez n'intéressait personne.
Que vos ressentis n'étaient pas dignes d'être entendus.
Et si, justement, c'était le contraire...

Ne m'oublie pas.
Quelque chose s'est brisé très tôt.
Une enfance abîmée, des mots jamais dits, ou un poids trop lourds pour un corps trop petit.
Et parfois, c'est encore là. Silencieux, enfouis, mais présent.

Ma faute ?
Ce qui vous est arrivé, vous a fragmenté.
Un abus. Une trahison. Une douleur impossible à nommer.
Et aujourd'hui, vous vous demandez souvent comment recoller les morceaux, oublier, avancer.

Il. Elle. Changera.
Aimer, c'est accepter de souffrir — peut-être.
Mais pas à l'excès.
Vous vous attachez, mais ça pique.
Vous aimez des gens qui vous abîment, et vous ne savez plus comment faire autrement.

La vulnérabilité.
Un mot que nous n'aimons pas entendre et qui pourtant résonne en nous comme une vérité inavouable.
La peur de transmettre.
La douleur d'avoir perdu.
La peur de faire mal, ou d'en faire.
L'angoisse de devenir parent quand on a été abîmé.
Une histoire qui commence alors qu'une autre n'est pas achevée...

Apparence.
Vous retenez, encore, trop longtemps, trop souvent. Et puis, ça explose. Souvent sur les autres... vos proches.
Trop d'émotions ravalées, trop de fatigue accumulée. Trop de trop.
Sans doute y a-t-il des signaux qui n'ont pas été entendus.

Emprise.
Vous sentez qu'on vous manipule, vous tiens, vous dirige.
Parfois ce sont des gens. Parfois des peurs, même des habitudes.
Vous voulez agir, mais quelque chose vous en empêche.

Trop.
Vous avez énormément donné.
Par altruisme, par obligation, par éthique.
Sans reconnaissance, sans appui, sans soutien.
Maintenant, vous tenez à peine. Et chaque geste, chaque demande, chaque souffle, vous coûte.
Et de l'extérieur, personne ne voit que vous êtes au bord.